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« Grand » millésime, question de taille

« Grand » millésime, question de taille

Il y en a une année exceptionnelle tous les cinq, dix, quinze voire vingt ans… Mais à quoi reconnaît-on ces années exceptionnelles ?

Petit rappel avant de rentrer dans le vif du sujet : tout d’abord, le millésime inscrit sur les étiquettes désigne l’année de la vendange et non celle de la mise en bouteille. Ensuite, ce qui permet de le qualifier de « grand », c’est celui qui conjugue quantité et qualité de raisins. Pour faire simple, c’est la météo qui fera un « grand » millésime. Quelques gelées hivernales assainiront l’environnement, un printemps légèrement humide, un été chaud mais pas caniculaire et un automne clément sont les conditions idéales pour donner naissance à un grand millésime. Bien sûr, la météo n’étant pas la même partout, un millésime pour des vins de Loire ne sera pas le même pour des vins de Bourgogne. La nature des sols et l’exposition viennent encore brouiller les cartes.

« Grand » millésime, question de taille

Excessif n’est pas grand !

Attention à ne pas confondre « grand » et « spectaculaire » : 2003, année de canicule, fut, par exemple, un millésime spectaculaire, mais il a donné beaucoup de vins alcooleux, très puissants donc déséquilibrés. Dans l’histoire du vignoble français d’après-guerre, certains millésimes sont cependant considérés comme des cultes aussi bien à Bordeaux, en Bourgogne que dans la Vallée du Rhône : 1947, 1959, 1961 et 1990. 2005 et 2010 seront d’ici quelques années, nous l’espérons, de grands millésimes, qui donneront leur pleine mesure après un long vieillissement. Enfin, parmi les derniers nés, citons les millésimes 2016 à Bordeaux et 2018 – un peu partout en France – qui sont déjà très prometteurs.

« Grand » millésime, question de taille

Le vin à son apogée

Se renseigner sur les caractéristiques du millésime avant d’acheter une bouteille n’a donc rien d’un snobisme de connaisseurs. Car pour apprécier un vin à sa juste valeur, encore faut-il le boire à son apogée, ni trop tôt, ni trop tard ! Imaginez une même cuvée sur deux millésimes successifs : elle peut, sur le premier, se montrer à son plus grand avantage dans sa jeunesse et, sur le deuxième, trouver sa meilleure expression après dix ou quinze ans de « sommeil » en cave. 

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